De l’art de bien manger aux Etats Unis : the fine fare VS the whole foods market

Depuis mon arrivée dans la Big Apple, j’ai quelques difficultés à retrouver un équilibre alimentaire à peu près normal. Tiraillée entre le respect de la tradition américaine (gras, gras et gras) et celui de ma ligne (grand problème existentiel, je vous l’accorde) j’ai d’abord eu une phase intermédiaire dûe à mon arrivée dans le quartier chinois : la sushie mania. Matin, midi et soir Faustine et moi même nous rendions dans le supermarché/restaurant en bas de notre appart pour choisir les barquettes de nourriture japonnaise. Maki, sushi, chirachi, sashimi… Chaque nouvelle expédition était l’occasion de s’adonner à notre exercice favori : “Tu prends quoi aujourd’hui ? ” “Je crois que je vais me refaire des makis saumon..” “A ouai, moi je vais plutôt tenter les sashimis pour voir ” et bla bla bla, bla bla bla …

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L’overdose de poisson cru est arrivée un mercredi soir. Vers 19h faustine me regarde d’un air coquin et me demande ce que je vais manger ce soir. C’est là que tout bascule. Nous décidons ensemble d’unir nos forces pour le meilleur et pour le pire et de s’ouvrir au reste du monde : nous allons faire des courses afin de nous nourrir normalement.

Ici rien ne ferme, les magasins sont ouverts 7 jours sur 7 et presque 24H sur 24H. Nous partons donc en expédition “food shopping” dimanche à 5h alors que la température extérieure est passée sous la barre du zéro. L’italien de la colloc, Nicolas, nous conseille le supermarché du Bio “Whole foods market” où les produits sont un peu plus chers mais apparement de meilleure qualité. Comme je suis très tétûe, je demande d’abord à aller dans un supermarché classique pour voir de quoi se nourrit l’américain. Après 20 minutes de marche dans un froid glaciale Nicolas, Edouard et moi arrivons East Broadway, au Fine Fare supermarket. Tout n’est que sachet de nourriture déshydratée, bidon de jus de 2,5 litre et fromage carré sans odeur. J’achète les basics : pasta, sucre, huile… et rentre dépitée à l’appart.

La révolte de la mal-bouffe s’éveille en moi pendant le retour. Les sacs à peine déposés, j’embarque Edouard (qui s’était déjà tapé la première expédition) et Faustine : direction Whole Food Market. Ce lieu est magique. Les fruits en tous genres cotoient la viande rouge; le gorgonzola, le chèvre et le camembert sont voisins du morbier et du “petit Billy” (dédicace à Papa). C’est un régal pour les yeux et pour les papilles qui trépignent d’envi. Mais comme toutes les bonnes choses une fin, le moment de passer à la caisse arrive et le déchantement est brûtal. La gorge nouée, nous observons le caissier passer les articles sous le scanner. Bingo : 60 $ pour finalement pas grand chose.

Nous ne pourrons pas faire nos courses dans ce magasin toutes les semaines -budget oblige- mais le plaisir de rentrer à la maison avec du vrai fromage et des tomates fraîches est intense.

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2 Comments »

  1. Bon appétit messieurs et mesdames ! PourqUOI NE PAS ESSAYER LES MAGASINS DU quartier juif ? Vous pourriez goûter les plats traditionnels de la cuisine yiddish, a sera peut-être moins cher que le steack- salade camenbert ! Bon , et quand est-ce qu’ on commence à bosser ?
    Apparament skype ne fonctionne pas, envoie-nous des mails. Nous, on peut te téléphoner, c’est gratuit avec noos. Dis-nous quelle heure te convient. Pop.JO

  2. salut la belle,
    tes cours ont démarré aujourd’hui. Comment cela s’est-il passé? On t’embrasse fort Pap et Mam


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